Certes, Henseval a raison, les médias vont nous bassiner avec la mort de la pop star américaine Michaël Jackson, avec leurs images en boucle, foules qui convergent, ballet des hélicoptères (les américains ont instauré un traitement unique de l’information et des images depuis la première guerre du Golf au moins, voir avec le Vietnam, ou l’hélicoptère devient le signe par excellence de l’événement), corps sans vie dans un linceul blanc… Certes, aussi, l’occasion est belle pour les détenteurs du médium d’escamoter les informations à priori historiques du peuple iranien qui se réveille, du peuple européen décidemment fantomatique, de la crise qui s’aggrave, le virus grippal qui rode !
À les lire, à les entendre, leurs sacro-saintes valeurs seraient sorties tout armées du cerveau d’un pur esprit comme Pallas Athéna du crâne de son père ! « Je n’ai pas eu de mère pour me donner la vie », crient en cœur la déesse aux yeux pers, la laïcité triomphante, la République en arme ! Et si celle que les Romains associèrent à Minerve reste toujours vierge, ils sont de plus en plus nombreux, les nostalgiques d’une République immaculée, les laudateurs d’une laïcité sans tache !
Imaginez qu’aujourd’hui on décide de prendre comme modèle pour Marianne l’actrice Brigitte Bardot, c’est sur qu’on entendrait les cris des vierges effarouchées demander, mélangeant tout au passage, qu’on cesse d’insulter la mémoire de la République, que l’on s’inspire plutôt de la pucelle d’Orléans, si d’une source d’inspiration l’on a vraiment besoin.
> suite« Rue de la sardine ». Tenez je vais le relire. Par plaisir. Mais aussi pour me consoler de la « sardine à la rue », ce mauvais roman alimentaire écrit par l’Europe.
L’Union européenne a en effet cédée aux injonctions de l’Organisation Mondiale du Commerce, qui exigeait que l’appellation commerciale « sardine » soit étendue.
> suiteUne réflexion d’ensemble qui me vient à l’esprit : le constat d’une grande duperie.
Avez-vous remarqué le paradoxe entretenu par les partis modérés ? Un message : halte à cette Europe ! Ceux-là même qui n’ont cessé de créditer l’Europe centralisatrice ont mené campagne sur le thème du "changement". Pro-européistes fédéralistes depuis Maastricht ils nous disent aujourd’hui que tout va changer, que cette Europe devrait obtenir davantage de social, qu’elle défendrait mieux l’intérêt des Français. Nicolas Sarkozy parle même de la "préférence nationale" ! Lui qui a trahi le vote référendaire des français pour faire passer un mini-traité légitimant de manière systémique la "préférence communautaire" !? Lui qui a fait modifier la constitution pour rendre possible le diktat de Lisbonne ! Lui qui demande à ce que les Irlandais votent de nouveau, afin qu’un OUI efface le seul NON valable. On se moque du monde. Attendons de voir comment il va défendre la France au nom de la préférence nationale après avoir été l’artisan zélé d’une fédéralisation imposée ! Nicolas on te regarde, on t’écoute, expliques nous !
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Dès le mois de mars 2009 le Rassemblement Pour la France et l’Union Gaulliste avaient appelé au boycott des élections européennes.
Autant dire notre satisfaction à la vue des résultats du 7 juin 2009.
Pourtant depuis des semaines le pouvoir sarkozyste n’a pas épargné les français de sa propagande européiste.
Comme à leur habitude l’UMP, le PS, le MODEM et les Verts nous ont chanté les louanges d’une Europe idyllique et nous avons eu droit à « la France sera plus forte avec l’Europe » en passant par « l’Europe utile » et « l’Europe à la carte » et « pour sauver la France il faut changer l’Europe » bref une « autre Europe », l’Europe quand même, l’Europe à tout prix.
> suiteLes médias ont rendu leur verdict. Ils consacrent deux grands vainqueurs. Nicolas Sarkozy et Daniel Cohn Bendit. Ah ! Il fallait les voir, bombant le torse, tout de blanc et noir vêtu, les Dati, Cavada, Barnier. Comme à la parade… Et Cohn Bendit, alors !! Il y eut « Home », de Yann Arthus-Bertrand, sorti sur les écrans avec tellement d’à propos ! Il fallait l’écouter, vanter la perspective de l’oiseau, expliquer que vu d’en haut, il n’y a pas de frontières…Ben Oui ! Ça plane pour lui !
Le prestidigitateur Sarkozy nous a sorti un bel oiseau de son chapeau, ne trouvez vous pas ? Gageons que nous les retrouverons bientôt sur la même scène, ces deux là…Le spectacle fut de première qualité ! On en redemanderait presque ! Il y a des couples infernaux, c’est comme cela ! Souvenez-vous du duo magique formé d’un chef d’Etat socialiste avec l’homme du détail !
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