On voit fleurir de manière particulièrement inquiétante les attaques portées aux contre-pouvoirs, qui semblent décidément beaucoup gêner les intérêts établis.
C’est tout d’abord le cas de l’internet que, à défaut de pouvoir dompter à leur profit, certaines élites cherchent à discréditer. Intellectuels, mandarins des médias et politiciens du pouvoir se relaient ainsi depuis quelques semaines pour vilipender ce que Jacques Séguéla en personne a qualifié de « plus grande saloperie qu’aient jamais inventée les hommes ». Visiblement, le net dérange puisqu’il empêche que soient occultés certains faits sur lesquels les élites pouvaient jusqu’à présent s’exonérer de rendre des comptes grâce à un silence médiatique des plus sélectifs.
Mais patatras ! Avec le net, plus possible pour les puissants de se cacher, plus possible d’étouffer l’indignation générale soulevée, qui par une affaire de désignation à la tête de l’EPAD, qui de tel ou tel propos du ministre de l’Intérieur aux universités d’été de l’UMP… Puisque le net dérange, on l’accuse de tout. Combat réactionnaire, combat rétrograde me direz-vous, et vous aurez raison. Mais le plus grave est que ces accusations qui sont portées contre ce formidable média renouvelant le concept de 4ème pouvoir, ressemblent fort à une mise à l’index précédant une mise au pas. Il faut donc rester vigilant face à la tentation de certains, par exemple à l’UMP qui s’est jumelée il y a quelques jours avec le parti communiste chinois, d’instaurer en France un internet à la chinoise…
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