Ce 29 octobre à 18h, une conférence de presse aura lieu justement au Fouquet’s à Paris. Elle sera organisée par les opposants à la loi Hadopi qui ont tous participé à un ouvrage collectif, « La Bataille Hadopi ». Un lieu symbolique, puisque tout a commence en ce lieu le soir de l’élection présidentielle. Nicolas Sarkozy entouré de ses amis artistes et producteurs a promis de partir en guerre contre les pirates.
Ce soir, les pirates veulent donc lui rendre hommage en cet endroit significatif pour l’oeuvre accomplie.
> suiteLa rue de Valois peut pousser un « ouf » de soulagement. Le conseil constitutionnel vient de rendre son verdict, jeudi 22 octobre 2009 a 17h00. Il valide quasiment toute la loi qui viendra compléter dans son application la loi Hadopi 1, déjà promulguée.
Jour noir pour la Liberté en France.
L’Élysée s’est fendu d’un communiqué exceptionnel qui indique que « le Président se réjouit de la prochaine entrée en vigueur de la loi relative à la protection pénale de la propriété littéraire et artistique sur internet, après la décision du Conseil constitutionnel qui en valide le contenu ». « La France dispose à présent d’un système très innovant pour protéger les droits des auteurs, des artistes et de leurs partenaires dans l’univers internet. Ce dispositif privilégie l’information et la prévention des internautes, les sanctions étant graduées et proportionnées », ajoute le communiqué.
> suiteNos députés ne comprennent vraiment rien à Internet. Ils croient toujours que les possibilités de régulation applicables au monde réel, peuvent aussi s’appliquer sur Internet. C’est une grave erreur. Internet, n’est pas une zone de non droit, comme s’obstinent à vouloir le penser certains d’entre-deux. Les lois de la République s’appliquent pleinement à ce domaine virtuel, alors pourquoi vouloir en créer d’autres qui sont de toute manière inapplicable.
Dans un entretien paru dans le journal Le Point, Jacques Myard, prend parti pour le filtrage des sites de paris en ligne, sans l’aval du juge judiciaire, ce qui selon nous constitue une grave dérive constitutionnelle.
> suite« A la fin du 18ème siècle, les lois sur les droits d’auteurs ont été écrites pour protéger les créateurs contre les marchands. Au milieu du 19ème siècle, telle fut aussi la raison d’être des premières sociétés d’auteurs. Voilà qu’on prétend les utiliser pour protéger les marchands contre les créateurs ! Pire même, voilà qu’on prétend transformer les artistes en une avant-garde d’une police de l’Internet où sombrerait la démocratie. »
J. Attali
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