De manière très prosaïque, sans qu’il soit nécessaire d’user de concept philosophique hors de portée du profane, on peut remarquer qu’il existe « un goût de l’autre », que l’on appellera aussi bien sociabilité qu’attirance pour ce qui est différent et exotique. Ce « goût » n’a nul besoin d’impératifs moraux pour s’exprimer et se développer. Il est naturel à l’homme, animal social et politique. Ainsi, il était par exemple intéressant d’observer les réactions en France des différents interlocuteurs de Joseph Stieglitz, de passage à Paris. Aménité et bienveillance étaient au rendez vous de rencontres que tous savaient être enrichissantes. Etonnant économiste, prix Nobel, alliant à merveille modestie et extrême acuité du jugement. L’opposé même de l’intellectuel français, généraliste, raisonneur et prétentieux. Il y avait quelque chose de rafraichissant à voir ainsi un Anglo-Saxon, expert du capitalisme mondial, nous dire un certain nombre de choses qui ne collait pas à l’image américanophobe véhiculé par le politiquement correct national. Figure de l’autre, de l’étranger, à la fois si proche et si différent. Esprit curieux et tolérant, il posait des questions plus qu’il n’affirmait.
> suiteLa crise de perspectives actuelle de l’UE est du essentiellement à un élargissement trop important à des pays plus pauvres que l’ancienne UE à 15…..ce serait pire encore demain avec la Turquie ! L’élargissement sans fin de l’UE nous montre qu’elle n’a plus aucune perspective à proposer, ni aucun projet politique fédérateur…
La volonté des dirigeants européens d’obliger les irlandais à revoter sur le traité de Lisbonne (avec des garanties illusoires) en dit long sur leurs volontés de respecter les démocraties nationales…
> suiteOn nous dit que l’on juge l’arbre à ses fruits. S’il porte de mauvais fruits, on le coupe et on le jette au feu. Que diriez-vous d’une Europe qui ne serait que contradictions et aberrations ?
Le mieux est de juger sur pièces avant de se faire une opinion. Tous ces exemples, parmi beaucoup d’autres, sont authentiques et donc vérifiables et contrôlables.
> suiteL’administration Sarkozy travaille comme les précédentes. L’absence de véritable politique de contrôle des dépenses publiques conduit inexorablement à tailler dans les budgets. La pression fiscale, toujours aussi forte et contre-productive ne sera pas remise en cause, car une simple diminution des charges pesant sur les entreprises, mettrait immédiatement les finances publiques en difficulté. Le chien continue à se mordre la queue. Aucune espèce de différence, donc, dans la gestion du pays depuis trente ans…
L’absence de levier monétaire régulateur depuis le verrouillage par l’Euro. La crise économique puis financière devrait pourtant conduire les responsables politiques à envisager une refonte complète du système. Au lieu de cela, nous avons droit au contrôle de gestion classique qui consiste à diminuer substantiellement les budgets fondamentaux de l’Éducation nationale ou de la santé…
> suiteL’Europe nous le confirme une nouvelle fois : pour elle, la voix des peuples de vaut plus rien. Ou quand l’hyper-présidence européenne désavoue les peuples !
En haut lieu, on filoute, tels de vulgaires marchands de tapis. En faisant fi de l’opinion des peuples exprimée par référendum. Selon une source AFP, la présidence française de l’Union Européenne, autrement dit Nicolas Sarkozy, s’apprête a accéder à une requête de l’Irlande, sous condition…
L’Irlande veut garder son commissaire Européen ? Qu’à cela ne tienne… on lui accorde à condition qu’elle obtienne un OUI par référendum au projet de constitution européenne. Question à laquelle le peuple Irlandais a déjà répondu, vous le savez, par référendum, en disant NON. Tout comme les français et hollandais.
> suiteFinies les gesticulations ! Terminées les lignes en dents de scie ! Les discours sur le capitalisme au bord du gouffre, remisés ! Les Traders, réconfortés, sinon, une petite minorité, ruinée ! La France a vécu, comme nombre de pays, au rythme de la bourse, de ses accès maniacodépressif. Elle en est ressortie comme elle y est entrée…En crise !
Celle-ci pointait déjà le bout du nez avant le mois d’Octobre fatidique ! On en voit encore mieux aujourd’hui l’affreux museau !
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