Etonnant Ruban de Möbius qui symbolise depuis 1970 l’ensemble des matières recyclables ! Il n’est fait en réalité que d’une seule face, l’on passe d’un bord à l’autre imperceptiblement, d’autant plus subrepticement qu’il n’en possède pas d’autre.
La franco norvégienne Gro Eva Farseth, de son nom marital Gro Eva Joly, alias Eva Joly, sans aucun rapport avec ses glorieuses homonymes Emilie ou Angelina, est à priori une femme politique, ancienne magistrate, pour le moins identifiable et prévisible, pendant, revers pourrait-on dire de l’Allemand Cohn Bendit qui a fait de cette député européenne sa protégée en politique. Eva Joly se complet de prime abord dans de sempiternelles revendications hystériques de fort bon aloi qui viennent comme compléter les éternelles provocations empruntes d’une trop évidente perversité de Dany le Rouge, colmater ou boucher les brèches ouvertes par l’autre leader d’Europe écologie. A ce petit jeu des couples pervers, l’observateur politique un temps soit peu expérimenté est rompu !
Ce n’est pas d’un cri du cœur dont il s’agit, un dernier avatar des politiques compassionnelles, un mauvais pastiche de la formule de Kennedy : « Ich bin ein Berliner ». Seulement le constat de cette évidence d’appartenir à un monde dont l’institution de base, si j’ose dire naturelle, se trouve être la nation. De ce constat découle la pleine et entière identification à nos semblables les grecs et l’empathie naturelle encore qui nous étreint lorsqu’il est question des malheurs dont ce peuple est frappé aujourd’hui !
« Eimai Ellinas ! », « Je suis grec ! », en cela que le monde, im(-)monde du FMI et de Bruxelles, la communauté internationale qui s’est littéralement « disjoint » de ses gonds aurait dit Shakespeare, porte une atteinte absolument intolérable à l’intégrité d’une nation et à ses ressortissants. La nation, la nationalité, parce qu’elle est la première et peut être la dernière des différences entre les hommes aujourd’hui devient aussi le premier, le dernier, point de ralliement entre eux. Elle est ce signifiant sans signifié qui vient par sa vacuité même marquer la différence. Nul besoin de le surdéterminer, de faire de la Grèce la patrie de la liberté ou de la civilisation ! Ce n’est pas cela qui est en jeu, ce combat la comme beaucoup d’autres est aujourd’hui totalement dépassé.
Il s’agit en fait de faire admettre au monde, de lui signifier même, que sa base constitutive est la nation, irrémédiablement. L’assujettir à cette division, ni plus, ni moins ! La forclusion « du citoyen du monde » commande à notre monde de se boucler, suturer, refermer sur cette assertion, « Eimai Ellinas ! » ou de disparaitre dans ce que de pseudos experts appellent fort pompeusement une crise systémique généralisée. C’est un peu de l’ordre de la tectonique des plaques, lorsqu’une faille refait parler d’elle.
Nicolas Stoquer
> suiteL’actualité vient de placer une fois de plus la question belge sur le devant de la scène politique.
Compte tenu des analyses contradictoires que je vois fleurir en ligne de toutes parts, il m’a semblé souhaitable de vous transmettre une note stratégique que j’ai rédigée à ce sujet quelque temps avant cette nouvelle crise.
Puissions-nous accorder nos violons comme nous le faisions lorsque j’animais le Conseil National Souverainiste !
Puissions-nous tendre la main à nos frères francophones de Bruxelles et de sa périphérie, opprimés par le Gouvernement fédéral belge et par le gouvernement régional flamand, comme nous le faisons vis-à-vis de nos cousins du Québec et d’Acadie !
Si vous partagez mon analyse et si vous êtes prêt à vous investir dans ce combat, contactez-moi.
> suiteTrès instructif !
D’ici à la mi‐juin, la France aura importé d’Espagne plus de 83 000 tonnes de fraises. Enfin, si on peut appeler « fraises » ces gros trucs rouges, encore verts près de la queue car cueillis avant d’être mûrs, et ressemblant à des tomates. Avec d’ailleurs à peu près le goût des tomates…
Si le seul problème posé par ces fruits était leur fadeur, après tout, seuls les consommateurs piégés pourraient se plaindre d’avoir acheté un produit qui se brade actuellement entre deux et trois euros le kilo sur les marchés et dans les grandes surfaces, après avoir parcouru 1 500 km en camion. À dix tonnes en moyenne par véhicule, ils sont 16 000 par an à faire un parcours valant son pesant de fraises en CO2 et autres gaz d’échappement. Car la quasi‐totalité de ces fruits poussent dans le sud de l’Andalousie, sur les limites du parc national de Doñana, près du delta du Guadalquivir, l’une des plus fabuleuses réserves d’oiseaux migrateurs et nicheurs d’Europe.
> suiteClaude Lévi-Strauss dans son anthropologie structurale, au moment ou il est question de la disposition spatiale des huttes chez les Winnebago nous met sur la voie de l’institution zéro, sorte de contrepoint institutionnel au célèbre Mana, le signifiant vide dépourvu de toute signification déterminée puisqu’il ne signifie que la présence de la signification en tant que telle par opposition à son absence : Une institution spécifique qui n’a pas de fonction positive, déterminée.
Cette tribu Winnebago, de la région des grands lacs, est divisée en deux sous-groupes, « ceux d’en haut » et « ceux d’en bas » (On peut voir là combien certaines raffarinades portent loin…). Lorsque l’on demande à un individu de dessiner sur un morceau de papier le plan de son village (la disposition spatiale des huttes), on obtient deux réponses assez différentes, qui dépendent de son appartenance à l’un ou l’autre sous-groupe. Les deux perçoivent le village comme un cercle, mais pour un sous-groupe, il existe à l’intérieur de ce cercle un autre cercle fait d’habitations centrales, de telle sorte que nous avons à faire à deux cercles concentriques, tandis que pour l’autre sous-groupe, le cercle se voit divisé en deux par une claire ligne de démarcation.
> suiteWinston Churchill, qui connaissait bien « son » de Gaulle (quelle chance d’avoir dans notre Histoire de ces personnages qui ne laissent personne indifférent !) aurait pu grâce à la langue de Shakespeare nous dire lui aussi un peu de ce qu’est le gaullisme et surtout ce qu’il ne sera jamais. Il y a un jeu de mot en anglois qui nous dit « Now Here ! » qui signifie « ici et maintenant » à ne surtout pas confondre avec « Nowhere » sans espace qui veut dire « nulle part » ! Le gaullisme, le tempérament gaullien, c’est bien un imaginaire qui se raccorde au réel de se situer dans l’ici et le maintenant ! C’est le lieu de l’action, tout l’inverse de l’île Utopia, le lieu de nulle part, un ailleurs qui n’est qu’une errance !
Imaginons Charles de Gaulle, un peu après le 18 juin 1940, demandant à ses premiers fidèles d’où ils venaient (c’est d’ailleurs la dernière question qu’il leur aurait posé !), s’entendre répondre : « D’ailleurs ! ». Ni d’ici, ni de là, mais d’une troisième voie qui serait un « ni ni ». Une foutaise, une jobardise !
> suiteDepuis des années, nous entendons les mêmes complaintes sur la désaffection du politique et la crise des grandes institutions sensées structurer l’offre en la matière. Tantôt l’on insiste sur le déphasage entre les préoccupations des partis et celles des français, il faudrait travailler au plus prés du terrain et de la vie concrète de nos concitoyens, tantôt l’on déplore la perte de légitimité de nos élites et de nos hommes politiques, ce qui nécessiterait pour y remédier, tout du moins en République, que la valeur suprême toujours mise en avant soit la vertu.
Pendant ce temps, le fossé ne cesse de se creuser, aujourd’hui abyssale, entre la France d’en haut et la France d’en bas, le pays légal et le pays réel. Le miroir de l’identité national est brisé.
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