Etonnant Ruban de Möbius qui symbolise depuis 1970 l’ensemble des matières recyclables ! Il n’est fait en réalité que d’une seule face, l’on passe d’un bord à l’autre imperceptiblement, d’autant plus subrepticement qu’il n’en possède pas d’autre.
La franco norvégienne Gro Eva Farseth, de son nom marital Gro Eva Joly, alias Eva Joly, sans aucun rapport avec ses glorieuses homonymes Emilie ou Angelina, est à priori une femme politique, ancienne magistrate, pour le moins identifiable et prévisible, pendant, revers pourrait-on dire de l’Allemand Cohn Bendit qui a fait de cette député européenne sa protégée en politique. Eva Joly se complet de prime abord dans de sempiternelles revendications hystériques de fort bon aloi qui viennent comme compléter les éternelles provocations empruntes d’une trop évidente perversité de Dany le Rouge, colmater ou boucher les brèches ouvertes par l’autre leader d’Europe écologie. A ce petit jeu des couples pervers, l’observateur politique un temps soit peu expérimenté est rompu !
Ne boudons surtout pas notre plaisir ! Il y en a assez des analyses neurasthéniques, empruntes de fiel et de biles noirs dès qu’il est question de commenter les résultats de notre camp ! Certes, il n’est pas glorieux d’afficher un score national de 0.2 % pour Debout La République quand on ambitionne de présenter un candidat à l’élection suprême et rassembler l’ensemble de la mouvance souverainiste et gaulliste. Le score de l’abstention, encore supérieur à 50 %, interdit de toutes les manières à l’ensemble des participants de revendiquer un quelconque succès, sauf peut être d’estime.
Et en la matière, il nous faut bien tirer notre chapeau au fringant président du Rassemblement Gaulliste. En frôlant la barre des 5 %, il engrange les bénéfices de sa persévérance et de sa pugnacité. Atteindre le seuil symbolique du remboursement des frais de campagne aurait même été divine surprise en même temps que cela aurait mis au cœur du débat la question des alliances et des fusions de l’entre deux tours. La question reste néanmoins posée d’un soutien même implicite à Valérie Pecresse en Ile de France pour faire battre les socialistes et les verts.
> suiteLes élections se suivent et les résultats se ressemblent. La réalité persiste à nous renvoyer le paradoxe de notre inconsistance politique. Le miroir de l’identité souverainiste est brisé.
D’un côté, le ciel des idées, dégagé ! Nos valeurs, nos principes sont largement répandus dans l’opinion publique. Qu’il s’agisse de la défiance vis-à-vis de l’euro, des légitimes revendications en matière de pouvoir d’achat, du rôle de l’Etat dans ses missions régaliennes, de la défense de l’intérêt général et du service public, de l’indépendance nationale et de la place que doit occuper la France dans le concert des nations, sur l’ensemble de ces sujets, nos positions sont majoritaires. De l’autre côté, l’ombre grimaçante d’une action politique chimérique ! Scores électoraux dérisoires, hommes politiques francs-tireurs, hauts fonctionnaires marginaux, militantisme ectoplasmique ! Voilà quelques-unes des plaies dont souffre de manière récurrente notre famille politique.
> suiteVous connaissez, je suppose, le Père Joseph, ce conseiller personnel et émissaire discret de Richelieu, ce moine pour qui fut inventé le surnom d’éminence grise – grise par contraste avec la pourpre cardinalice de son célèbre patron. Son influence fut, paraît-il, immense et bénéfique pour le royaume.
Le Père Joseph est l’archétype d’une espèce bien particulière d’hommes politiques – ou d’hommes d’Etat si l’on préfère – qui fuient la lumière des tribunes aussi bien que l’éclat des cérémonies officielles et visent le vrai pouvoir, dans l’ombre, plutôt que son apparence.
Il existe, à n’en pas douter, un syndrome du Père Joseph, qui frappe ça et là, et de temps à autres, mais plus souvent qu’on ne croit et qu’on ne voit, justement parce qu’une grise éminence, dans l’ombre d’un astre brillant, cela ne se distingue guère.
> suiteOn concédera bien volontiers aux défenseurs de la langue française que leur combat est essentiel et que l’abus de l’anglois est poison mortel pour l’identité nationale. Mais c’était pourtant époque bénie des dieux de nos contrées que celle ou l’anguleuse et perfide Albion reprenait à son compte les mots et le phrasé des François ! Toast, Barbecue, mais c’est parler la France que cela ! Ils l’anglicisèrent puis nous le resservirent ! Les ruses d’une linguistique qui ne serait pas selon la volonté de Lacan qu’une « linguisterie »…
> suiteLes salariés les cadres, seront toujours les victimes, tant qu’ils ne sauront pas se substituer aux
entrepreneurs et industriels lorsqu’ils ferment leurs entreprises.
Nous sommes tous concernés par la désindustrialisation, comme de l’argent public, il est
indispensable d’imaginer des alternatives, pour maintenir une activité industrielle, nécessaire
à une économie viable pour notre pays. Créer des entreprises c’est bien, on peut envisager
aussi de préserver ce qui est possible avec le concours des cadres et des salariés.
> suite"Adonc le Père Ubu hoscha la poire, dont fut depuis nommé par les Anglois Shakespeare, dont avez de lui sous ce nom maintes belles tragoedies par escript."
Les gardiens auto proclamés du temple, non content de s’ériger en vigie intraitable de la ligne doctrinale du gaullisme, sorte de petits griffons aussi arrogants qu’insignifiants, cherchent actuellement à nous faire accroire qu’ils détiendraient quelque cinquième évangile de la pensée gaullienne. C’est le symbole perdu du gaullisme qui vient d’être retrouvé, la pensée révélée du reclus de Colombey ressortit du fond de la trappe du père Ubu. « Foudre Merdre, la mère Ubu, de par ma chandelle verte, j’en étais bien convaincu, c’est l’œuvre inachevée de Mongénéral. ».
> suiteDepuis son résultat aux élections européennes de 2009, Europe Ecologie se sent pousser des ailes.
Mais ce sont des ailes de chauve-souris : « Je suis Ecologie, voyez mes Verts ; vive la gent qui apure les airs. Je suis Europe, vive Bruxelles ; Jupiter confonde les Etats ! »
Et, comme dans la fable, il y a tromperie. Tromperie à dire à la fois « Vive le Roi ! » et « Vive la Ligue ! », à se vouloir en même temps européen convaincu et écologiste sincère.
• Etre européen convaincu, c’est adhérer au dogme de la « concurrence libre et non faussée », c’est fonder sa conception de l’économie mondiale sur la division internationale du travail, sur le développement du commerce et la multiplication des échanges, c’est accepter plus de transports, plus de déplacements, donc plus d’autoroutes, plus de carburant consommé, plus de pollution.
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