Les années 2007 et 2008 ont été marquées par une flambée des prix de l’énergie consécutive à la prise de conscience par de nombreux acteurs économiques de la baisse inéluctable des ressources énergétiques d’origine fossile. Le prix du baril a subit une véritable explosion : en quelques mois, le prix du baril de Brent a quasiment triplé pour atteindre 147 $ il y a un an…. l’économie mondiale étant basée essentiellement sur la consommation d’énergie fossile, le pétrole en premier lieu, cette flambée ne pouvait qu’amener à la récession économique. La croissance mondiale a probablement atteint ses limites. Il faut savoir que nous allons atteindre, d’ici quelques années, le pic pétrolier qui voit la production de pétrole stagner et commencer à baisser….Afin de résister à cette baisse annoncée, la première puissance économique au monde, les Etats-Unis, a déclenché l’intervention en Irak en 2003. Les fameuses armes de destructions massives de Saddam Hussein se sont révélées être ce qu’elles sont : une vaste fable destinée à justifier l’intervention militaire. Cette guerre a révélé finalement plus les faiblesses de l’Amérique et du modèle qu’elle prétend être que sa force, car maintenant elle cherche à se dépêtrer du bourbier dans lequel elle s’est mise avec l’aide de son compère britannique. Mais les compagnies pétrolières sont loin d’être inactives… et l’objectif du contrôle de l’‘Afghanistan, route stratégique du pétrole et du gaz de l’Asie centrale, semble retrouver une certaine importance. Mais là encore on peut pronostiquer un nouvel échec probable de l’occupation militaire de ce pays qui apparaît bien aux yeux des afghans comme une occupation étrangère et absolument pas une pseudo guerre contre le terrorisme.
La raréfaction des ressources énergétiques d’origine fossile n’a fait qu’accélérer la survenue de la récession économique que nous connaissons depuis le début de l’année 2008 soit plusieurs mois avant la crise financière, preuve s’il en fut que la crise financière est une conséquence de la récession et non pas l’inverse….Le système financier actuel ne peut survivre dans une économie avec des ressources énergétiques en baisse vu qu’il est assis sur des dettes et des actifs « pourris »….La titrisation massive de notre système financier l’a largement affaibli et a précipité sa chute….Les différentes réunions du G 20, du G 8 ou de l’union européenne ont toutes accouché de plans de relance et d’aides massives en faveur des banques. Ces aides ont surtout servi à permettre la rémunération des traders ! Le monde politique a trouvé des réponses conjoncturelles à une crise structurelle de nos sociétés. Dans l’immédiat cela a eu un effet apparemment positif, le baril de Brent a plongé, mais déjà il a recommencé à grimper à nouveau en 2009….La raréfaction des ressources énergétiques ne peut freiner la tendance lourde de l’augmentation du coût de l’énergie.
Cette crise est aussi culturelle. Depuis la révolution conservatrice de Ronald Reagan et de Margaret Thatcher, le système de croyances était délibérément orienté vers les seuls canons libéraux de la déréglementation et du libre échange généralisé conçu comme la solution a tous les problèmes de l’humanité ! Cette croyance aujourd’hui est bel et bien terminée ! Tant il a été prouvé que le seul profit ne peut être le seul vecteur de progrès alors que des milliards d’individus sur terre manquent de tout et que l’immigration frappe aux portes de l’Europe perçue comme un eldorado…. Maintenant, nous devons aussi réhabiliter l’interventionnisme d’état et ne plus craindre de nous affirmer étatiste et même protectionniste ! il est indispensable de gagner la bataille des idées ; cette victoire est à portée de main. Car bientôt les peuples exigeront, des résultats aux déclarations lénifiantes de nos dirigeants….
Quelles solutions concrètes peut-on envisager ? d’abord, il est évident qu’il nous faut entrer dans l’économie de l’après pétrole dés maintenant….Il s’agira alors d’une véritable révolution, d’un véritable changement de civilisation.
Pour éviter cette explosion de violence au niveau mondial il n’ y a que le protectionnisme, un développement autocentré de notre nation, assis sur des énergies propres et renouvelables, qui permettra à la France de subvenir à ses besoins énergétiques propres et d’éviter d’en passer par des guerres probablement plus meurtrières encore que la seconde Guerre mondiale. Seule, l’exigence de la souveraineté nationale nous permettra de résister à la mondialisation, que cherche à nous imposer l’Union européenne, et pourra nous permettre de sortir de la crise avec le moins de dégâts possible. Ce protectionnisme permettra de nous protéger des déséquilibres du monde actuel et des conflits multiples qui s’annoncent.
La France a tous les moyens pour s’auto suffire dans la plupart des domaines (alimentaires, énergétiques, etc.) pourquoi ce qui était possible hier ne le serait plus aujourd’hui ? Il nous manque seulement la volonté politique de nos gouvernants depuis trop d’années, les néo-libéraux répètent le slogan selon lequel la France devrait obligatoirement s’unir avec d’autres au sein de l’Union européenne afin de survivre dans la mondialisation actuelle présentée comme un fait inéluctable…marteler à longueur d’année un argument faux n’en fait pas une vérité ! il sert seulement à conditionner les esprits dans le sens voulu La France doit donc absolument rejeter l’actuelle Union européenne sans avenir et récupérer la plupart de ses prérogatives politiques, économiques et sociales. L’Union européenne est bien en crise de perspectives et il est fort douteux que le traité de Lisbonne, copié collé de feu la constitution européenne, puisse voir le jour. Seules des coopérations librement acceptées semblent souhaitables et conformes à notre génie national. Au monde de la compétition de la guerre économique (et probablement, demain militaire) nous devons opposer le monde de la coopération et du dialogue entre toutes les nations de l’Europe, mais aussi du monde. L’Europe actuelle n’est pas le bon échelon pour la résolution des grands problèmes du monde ; celui-ci ayant bien évolué depuis 1945 et la guerre froide.
Ce nouveau protectionnisme, renouvelé et en phase avec les problèmes de notre époque, doit nous permettre de recouvrer notre indépendance énergétique et donc notre indépendance tout court. Ces énergies de demain nous permettront peut-être d’éviter de nouvelles guerres. Cette mutation fondamentale de nos sociétés est indispensable, faisons en sorte qu’elle soit volontaire et assumée par nos sociétés dans la paix et l’ordre plutôt que d’y être contraint sur fond de guerre, de misère, d’épidémie ou de catastrophe écologique majeure. Sinon nous risquons de le payer fort cher et connaître des conflits armés y compris sur le sol national. Les répercussions sur notre système politique actuel seront importantes en France et dans l’Union européenne dont le système complètement épuisé devrait s’effondrer tel un château de cartes.
Alors donc les Verts et Cohn-Bendit auraient-ils raison ? Évidemment non ! Les écologistes « officiels » d’aujourd’hui sont des libéraux libertaires partisans de tous les traités européens scélérats institutionnalisant le libre-échange généralisé. Ils ne sont que l’opposition convenue et favorisée par le système afin de récupérer les déçus de la crise actuelle. Ces pseudos écologistes ne représentent nullement un danger pour le système dont ils peuplent les institutions et particulièrement le parlement européen. Rien à craindre ! D’ailleurs, il suffit de voir la courtoisie et les égards avec lesquels sont traités les Verts par le pouvoir actuel pour se convaincre de leur connivence profonde. Ils sont trop peu nombreux les écologistes rejetant la mondialisation actuelle et pour qui travailler et vivre au pays possède un sens profond.
Une France nouvelle ayant une voix forte et originale, retrouverait son aura, son prestige et sa grandeur. Le monde attend et espère en la France. Être français, parler français est la seule alternative au modèle néo-libéral anglo-saxon basé sur le pouvoir au seul profit de quelques-uns.
En finir avec les dogmes libéraux signifie rétablir la primauté de l’Etat et son intervention dans tous les domaines.
La crise actuelle doit amener des solutions politiques nouvelles et traduites sur le plan politique par des alliances politiques nouvelles. Le clivage réel n’est plus entre la droite et la gauche, mais entre ceux qui veulent continuer à nous insérer dans cette mondialisation et ceux qui cherchent, à la fois, les voies de la souveraineté nationale et d’une croissance nouvelle soutenable et qui ne sera plus seulement quantitative. En tenant les deux bouts de la chaîne, nous pourrons peut-être nous en sortir avec des dommages moindres…..Mais il y a urgence ! Et nous n’en sommes probablement qu’au début du premier épisode…..La responsabilité des écologistes rejetant l’actuelle mondialisation libérale et son bras armé l’Union européenne, des souverainistes de toutes sensibilités, des gaullistes dignes de ce nom, et des républicains de tous horizons est immense. Il leur appartient de dépasser la catastrophe des européennes pour demain donner naissance à un nouveau mouvement populaire d’émancipation pour l’indépendance nationale et la promotion d’un monde solidaire et multipolaire.

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