Rassemblement pour la France - RPF
Conquista ou re-conquista ?

De la conquête du pouvoir par Nicolas Stoquer

De la nécessaire union des droites

vendredi 1er mai 2009 par Nicolas Stoquer (Président)



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Les médias et autres chroniqueurs de campagne nous présentent complaisamment chaque élection importante, chaque grand moment du soi-disant débat démocratique comme l’apogée de la conquête du pouvoir par un individu, un clan, un parti. Il y a pourtant loin que toutes les élections se vaillent, que les résultats des urnes traduisent, une même secousse sismique sur l’échelle politique. Entre deux élections majeures traduisant un véritable changement politique, avec des enjeux importants et un pouvoir qui s’offrira au vainqueur, de nombreuses répliques du tremblement de terre initial viennent nous rappeler qu’une caste détient un pouvoir qu’elle se refuse à lâcher. Et les aspirants au pouvoir, descendants des défaits de la veille de crier au politiquement correcte, de dénoncer le règne de la pensée unique. Eux sont la véritable opposition qui tente, désespérément parfois, de se faire entendre et adouber par le corps électoral.

Les cycles politiques en France sont ainsi faits que tous les quarts de siècle, l’occasion de changer la donne se fait entrevoir. 1936, 1958/62, 1981/84…Le système, conscient du danger, chercha en 2007 à parer le coup par la promotion de la pseudo rupture Sarkozy. La manœuvre a depuis fait long feu, le révolutionnaire en herbe s’étant empressé de refermer la parenthèse de la rupture en pratiquant l’ouverture à gauche, cherchant à relancer l’Europe des biens pensants et développant une politique économique d’un libéralisme social de bon aloi ! De quoi rassurer l’élite, qui pardonne dés lors de bon cœur, les frasques et autres bouffonneries de monsieur Bruni Sarkozy.

La crise économique et financière est passée par là avec son cortège de troubles sociaux majeurs et de crises systémiques. On agite maintenant le risque que fait courir à notre système le petit facteur propret de Neuilly-sur-Seine. Cela arrange finalement tout le monde, tant la menace de l’extrême gauche paraît sans grands dangers potentiels sans un relais au sein d’un parti socialiste qui n’a rien à gagner à ce type d’alliance. Si Besancenot présente un danger, c’est d’abord à l’encontre du parti socialiste qui se voit couper d’une partie de sa base électorale et qui est bien trop essoufflé idéologiquement pour refaire demain le coup de l’union de la gauche et du programme commun.

Nous ressentons tous néanmoins le risque révolutionnaire en cela que l’élite refusant de jouer le jeu, n’acceptant pas de subir demain le joug d’un nouveau maître, fait tout pour interdire une véritable alternance politique, en n’hésitant pas à promouvoir et à soutenir au-delà du raisonnable un fantoche comme l’actuel président de la République. Au lieu de plier, le système risque la rupture en se cabrant et en ne cédant rien sur ses acquis. Au risque finalement, et c’est là le plus incroyable, de précipiter l’ensemble de la société dans des troubles majeurs, et d’offrir le pouvoir à ses pires ennemis, à savoir tout à la fois l’extrême gauche des casseurs, l’islamisme radical des mollahs ou à la tutelle prédatrice de l’oncle Sam. Le système s’est en fait piégé lui-même depuis qu’il décida de régner en ostracisant une part non négligeable du corps électoral, à savoir toute cette frange de l’électorat qui ne se reconnaît pas dans le discours dominant de l’élite et qui en a une conscience aiguë. Il s’est alors interdit l’alternance politique, la conquête démocratique du pouvoir, réglé et contenu dans des us et coutumes évitant la fracture sociale et politique débouchant sur un risque de guerre civile.

Les purificateurs éthiques, les dictateurs de la bien pensance, ont décrété un beau jour qu’il n’était pas possible d‘accepter dans le débat démocratique cette droite nationale représentée en partie par le front national, aux prétextes des nazis, des fascistes, des chambres à gaz, d’Amélie Poulain, de la colonisation, des femmes, de l’avortement, du pape, de ma grand-mère qui votèrent Le Pen et de je ne sais quoi encore qui rappelle à notre société pourtant laïque que le ventre est encore gros qui accoucha de la bête immonde. On a tout de suite vu l’intérêt tactique qu’un Mitterrand pouvait tirer de cette situation, on ne comprit que trop tard l’intérêt général et à plus long terme que la caste régnante pouvait espérer du maintien de cet état de fait. Les grandes alternances politiques ont toujours été marquées par l’alliance d’une des grandes forces centrales de la vie politique, tantôt avec sa droite, tantôt avec sa gauche. Dans les deux derniers cas de figure, le gaullisme politique solda le contentieux de la collaboration avec la droite nationale et l’union de la gauche fit entrer aux gouvernements des représentants d’un parti qui soutenait ouvertement une puissance militaire étrangère agressive et ennemie de la France et de ses intérêts vitaux et stratégiques. Le balancier politique aurait du logiquement rebasculer réellement à droite avec les élections présidentielles de 2007. Nous savons aujourd’hui qu’il n’en sera rien, l’actuel président s’étant dans la pratique montré, le serviteur le plus servile de la caste dominante, plus encore qu’un Jacques Chirac, tout roi fainéant qu’il put être. L’électorat de la droite nationale, après avoir apporté son suffrage à Nicolas Sarkozy, s’en détourne aujourd’hui ostensiblement.

Cet état de fait a pour conséquence le complet blocage de la vie politique nationale, condamnée au simulacre du faux débat orchestré par l’UMPS. Royal versus Sarkozy semble être la seule alternative des deux représentants préférés de l’Establishment, chouchous des médias et amis des sponsors milliardaires. Pendant ce temps, la France est livrée aux appétits de l’étranger, découpée et vendue par petit bout par un président insensé qui néglige les intérêts supérieurs de son pays pour mieux servir le maître américain.

Alors, la France et les Français commencent à chercher un recours. Ils ne pourront le trouver que dans les milieux gaullistes et souverainistes conscients de leur mission historique et de l’importance des enjeux. Notre famille de pensée devra, pour être au rendez-vous de l’Histoire, se débarrasser de toute urgence de ces divas politiques qui amusent la galerie, font leur traditionnel petit tour de piste, décrètent la nation en danger un jour et se couchent devant l’ennemi le lendemain, ne s’intéresse à la France et au gaullisme que dans la mesure où ils y voient une prébende et une rente de situation. Les élections européennes 2009 devraient faire œuvre salvatrice en voyant disparaître nos éternels souverainistes incapables de s’entendre, incapables de mettre l’intérêt supérieur de la nation avant leurs petites querelles idéologiques et leurs affaires d’égo. A tout malheur, il pourrait y avoir quelque chose de bon !

Une fois levée ce paradoxale obstacle, il faudra laisser à la manœuvre ceux dont l’unique objectif est la victoire politique, la conquête du pouvoir pour voir triompher nos idées et avec elles la France éternelle. La question des alliances devra nécessairement se poser ! Dés à présent, nous n’avons pas peur de l’affirmer, il n’y a pas d’ennemis à nos yeux chez les patriotes authentiques ! C’est tous ensembles que nous vaincrons et ferons basculer la situation. Oui ! Il faudra mettre les mains dans le cambouis ! Oui ! Aux âmes sensibles, nous conseillons dés à présent de s’abstenir. L’avis est aux gros temps, alors tout le monde sur le pont !


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