Rassemblement pour la France - RPF
Propaganda

Israël et ses voisins par J-G. Lapacherie

Les médias manipulateurs

mardi 31 juillet 2007 par Administrateur (Webmestre)



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“ C’est juste une image ”, répétait sans cesse Jean-Luc Godard à propos des images diffusées sur un écran, que ce soit au cinéma ou à la télévision. Il voulait dire par là que les images ne montrent que des fragments de réalité. Godard savait aussi que le moment où les images sont montées pour faire un film, un reportage ou un documentaire, est l’occasion de manipulations diverses : c’est alors que des journalistes, reporters ou cinéastes habiles et engagés, donc malhonnêtes, laissent accroire que les images sont la réalité, que, en dehors d’elles, il n’existe pas d’autre réalité que celle qu’ils montrent, qu’elles sont la seule réalité qui vaille et à laquelle les téléspectateurs sont sommés d’accorder du crédit.

Pour ce qui est d’Israël et des conflits qui l’opposent aux pays voisins, il y a d’une part les images que diffusent les chaînes de télévision et, d’autre part, la réalité. Le moins que l’on puisse en dire, c’est que les images et la réalité ne coïncident guère, sinon dans les marges. Les images montrent des civils apeurés, des femmes en pleurs, les habituels malheurs de la guerre – comme si la guerre pouvait être autre chose que ça. Au montage, alternent des images de destruction prises dans des lieux différents et des témoignages larmoyants, de sorte que les téléspectateurs voient un monde manichéen et sont poussés à compatir avec les victimes et à haïr les bourreaux. Quand les bombes touchent le Liban, ce sont les Israéliens que les images désignent comme des bourreaux ; quand elles touchent Israël, les bourreaux n’ont pas de visage. Tout dépend des choix faits par les manipulateurs. Lorsque, en 1999, les avions de l’OTAN ont bombardé ce qui restait de la Yougoslavie, les montages ont été faits de telle manière que ce sont les civils tués par les bombes que les images ont désignés comme les bourreaux, alors que les auteurs de ces bombardements étaient des héros. Le manichéisme est la règle : il faut que les images désignent les bourreaux et qu’elles s’apitoient sur les victimes. Les rôles sont interchangeables. C’est la propagande qui décide qui est victime et qui est bourreau.

Oublions les images et rappelons quelques faits.

A l’exception de l’Iran et de la Syrie, aucun Etat ne condamne publiquement l’action de guerre menée par Israël. De fait, tous les Etats approuvent à mots couverts Israël, et cela pour une raison simple. Aucun Etat ne peut accepter qu’à sa frontière, des groupes lourdement armés bombardent à intervalles réguliers la population civile ou envoient des commandos armés pour tuer des soldats en uniforme ou les enlever. Ces bombardements et ces incursions meurtrières sont, dans les lois internationales, des déclarations de guerre. Le pays agressé a le droit et surtout le devoir de riposter. C’est ce que fait Israël. Si des groupes armés, installés en Italie, bombardaient les villes et les villages de France et si, à intervalles réguliers, des commandos italiens pénétraient dans le territoire français pour y tuer ou pour y enlever des civils ou des soldats, la France riposterait et bombarderait l’Italie, jusqu’à la destruction totale des bases à partir desquelles évoluent les auteurs de ces agressions, quitte à réduire les villes italiennes en cendres. Il est sûr qu’à cette occasion, les chaînes publiques (2, 3, 5, etc.) ne nous montreraient pas les Italiens comme des victimes apeurées, mais comme des fascistes haineux.

En droit international, aucun Etat digne de ce nom ne peut tolérer que des groupes autochtones attaquent à partir de son territoire un pays étranger. Si c’est le cas, cet Etat est responsable des agressions commises et, s’il ferme les yeux, il est complice de ces actes de guerre. En 1961, la guerre a été faite à l’OAS, parce que cette organisation armée menaçait la souveraineté de la France. Le Liban ne fait rien contre le Hezbollah, lequel, pourtant, s’arroge la souveraineté nationale. L’Etat, ou ce qui en tient lieu, est, dans les faits et en droit, complice de ces attaques, d’autant plus que des députés du Hezbollah siègent à l’Assemblée nationale du Liban et que des militants de ce parti participent au gouvernement du Liban. C’est au Liban d’en répondre, non seulement devant Israël, mais encore devant la communauté internationale. Si, dans ce pays, les infrastructures sont en partie détruites, il n’a qu’à s’en prendre à lui-même – à son aveuglement ou à son impéritie.

Le Hezbollah est un parti politique (en arabe, ce nom signifie “ parti d’Allah ”), religieux et armé. A l’occasion de ce conflit, les téléspectateurs apprennent, mais par la bande, par des indiscrétions de journalistes malhabiles, que ce parti, dont on sait qu’il émane de la communauté chiite du Liban (de 30 à 40% de la population), communauté supposée pauvre ou “ déshéritée ”, a bâti des bunkers souterrains, est équipé d’armes automatiques, de camions, de 4 x 4, mobilise (donc rémunère comme un Etat) des dizaines de milliers d’hommes jeunes, dispose d’armes lourdes sophistiquées, envoie sur Israël des roquettes qui peuvent atteindre une cible distante de plus de cent kilomètres, etc. Aucun des journalistes médiatiques ne s’interroge sur l’origine du financement de cette armée, qui, de toute évidence, est plus puissante et mieux équipée que l’armée officielle du Liban. Ce ne sont pas les cotisations des pauvres chiites (toujours à plaindre) qui financent ce parti, ni même le racket des commerçants, ni même les revenus tirés du trafic de drogue (la plaine de la Bekaa, où sont cultivées des plantes hallucinogènes et qui est une des plaques tournantes du trafic international, est contrôlée par le parti d’Allah), mais des Etats étrangers, ennemis déclarés d’Israël et qui en souhaitent la disparition : la Syrie et l’Iran, pour ne pas les nommer et, personne n’en doute aussi, des associations caritatives islamiques. Autrement dit, la guerre contre Israël est menée par des Etats étrangers puissants et tyranniques, sur le sol d’un Etat faible, le Liban, et par l’intermédiaire d’une armée privée. Dans ces conditions, il est impossible, sauf à accepter que le monde soit régi par le banditisme international, de condamner Israël, d’autant plus que le gouvernement d’Israël est de “ centre gauche ”, comme la quasi totalité des gouvernements européens. Les Etats l’ont compris ; mais pas les media français.
Venons-en aux faits.

Israël existe depuis 58 ans et depuis 58 ans, il ne se passe pas de semaine, de mois ou d’année sans que la guerre lui soit faite. Pendant deux ou trois décennies, jusqu’à la fin des années 1970, la guerre contre Israël était menée au nom de principes, sinon laïques, du moins politiques : nationalisme arabe, souveraineté des peuples, droit du peuple palestinien à avoir un Etat (entre parenthèses, ce même droit est refusé – souvent par les partisans des Palestiniens - aux Tibétains condamnés au silence), décolonisation. Depuis plus de vingt ans, ces principes ne sont que de simples artifices rhétoriques pour appâter les gogos ou les fous et pour endormir la vigilance des habituels vigilants antifascistes. Ce qui nourrit la haine contre Israël, c’est l’islam, c’est la haine viscérale que l’islam voue aux Juifs, qualifiés de “ semeurs de désordre ” dans le Coran, c’est le “ sacrilège ” que constitue le fait pour un territoire jugé islamique, parce qu’il a été conquis par les armées de l’islam il y a quatorze siècles, d’être gouverné par des non musulmans et le fait pour des musulmans (ils comptent pour 25% de la population d’Israël) de relever d’autres lois que de celles de l’islam. Ce que révèle l’histoire, c’est que la guerre contre les Juifs au Proche Orient a été menée, dès l’origine, par l’islam, au nom du Coran. Le mufti de Jérusalem Husseini, ancien officier de l’armée ottomane, grand père de Mme Chahid et grand oncle d’Arafat, issue d’une riche famille musulmane de Palestine, a commencé dès 1926-27 à combattre les Juifs pour les chasser de Palestine ; il s’est allié à Hitler parce que les Allemands soutenaient son projet ; il a organisé en 1943 deux divisions islamiques en Bosnie qui combattaient avec les Allemands ; il a été le premier et le principal combattant pour l’instauration en Palestine d’un Etat islamique sans Juif.

Dans ces conditions, il est impossible de se faire la moindre illusion sur la volonté, les intentions, les mobiles de ceux qui font la guerre à Israël, qu’ils soient du Hezbollah, du Hamas, de l’OLP, de Syrie, d’Iran ou d’ailleurs. La guerre actuelle sera longue, elle ne s’achèvera qu’avec la destruction d’Israël et l’élimination de ses habitants juifs. Face à sept millions d’Israéliens (peut-être moins), il y a un milliard et cinq cent millions de musulmans (bientôt deux milliards) qui n’aspirent qu’à transformer l’ancienne Palestine des Anglais en terre d’islam et uniformément islamique.

Les media de France et du monde, les autorités publiques en France et en Europe s’honoreraient un peu s’ils affichaient leur volonté de ne pas voir Israël rayé de la carte. Hélas, il semble qu’ils s’accommodent sans difficulté du noir destin qui semble promis à ce pays, dont le seul crime est d’exister et de vouloir perdurer.


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