Rassemblement pour la France - RPF
La zone euro a démontré son incapacité à nous protéger d’une crise économique majeure.

La crise qui vient…par Joël Rigolat

L’heure n’est plus aux demi-mesures ou aux cataplasmes

lundi 22 février 2010 par Joël Rigolat (Secrétaire Général)



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Ici même le 17 décembre dernier, je vous annonçais la crise prochaine de l’Euro et bien voilà nous y sommes ! La Grèce est en quasi-faillite et elle doit se soumettre à un plan drastique de sauvetage de son économie….. Cette crise est bien une crise de l’euro même si tous les européistes essayent de nous cacher ce fait. On essaye de nous faire croire que la Grèce est seule fautive : déficits publiques cachés, dettes énormes, laxisme généralisé. En vérité Bruxelles a laissé faire la Grèce et l’a même admis dans l’euro pour ne pas casser la belle image de l’Europe et de sa soi-disante réussite : la monnaie unique. La Grèce est avant tout victime des marchés financiers mais demain ce sera le tour de l’Espagne, de l’Italie ou de l’Irlande ! Les pays européens pourront certes aider la Grèce mais quand la même situation apparaîtra demain à Rome ou à Madrid, une quelconque aide sera impossible car les pays les plus riches n’en auront plus les moyens ! Cela coûterait trop cher surtout si cela arrive à plusieurs pays en même temps ! Les caisses sont vides dixit francçois Fillon,,,,,Nicolas Stoquer, Président du R.P.F. disait à juste titre il y a quelques jours « la fête est bientôt finie » car la France aussi voit sa dette exploser sous l’effet de la crise et demain les mêmes causes produiront les mêmes effets à Paris qu’à Athènes….ceux qui croient que nous sommes à l’abri se trompent lourdement…..

La zone euro a démontré son incapacité à nous protéger d’une crise économique majeure, voire même de la provoquer à cause de ces vices fondamentaux. Au nom de l’euro on privatise a tour de bras, on remet en cause les régimes de retraites et les systèmes de protection sociale etc. etc. La Banque centrale européenne (B.C.E.) de Francfort peut-elle aider la Grèce ? Non c’est interdit depuis le traité de Maastricht ! Donc il n’y a aucune solution proprement « européenne » à cette crise, seule des aides d’Etats sont possibles en théorie mais ces états préteurs demanderont des garanties à la Grèce ; ces garanties risquent forts d’être une potion amer pour les grecs ; ceux-ci l’accepteront-ils ? Rien n’est moins sûr ! les grecs descendront sûrement dans la rue, à juste titre, en refusant de payer pour une crise dont ils ne sont nullement responsables et devant un appauvrissement généralisé impliqué par le plan dicté à la Grèce par Paris et Berlin.

Il est urgent de rappeler que la seule issue raisonnable, pour la Grèce, à cette crise majeure est bien la sortie de l’euro, ce qui est valable pour Athènes aujourd’hui le sera demain pour Rome ou Madrid et pourquoi pas Paris après demain si la crise s’aggravait…cela est fort probable ! Car la vraie raison de fonds est le libre-échangisme généralisé accepté par nos divers gouvernements français depuis 30 ans et promu par l’Union Européenne. Cette ouverture des frontières sans limites agit comme un accélérateur de crise qui se répand à tous les états européens à la vitesse d’un clic de souris. Les erreurs de conceptions de l’euro éclatent au grand jour : les Etats se sont dessaisis de la politique monétaire qu’ils ont confiés à la B.CE. mais ont gardé pour eux-mêmes leurs propres politiques budgétaires ! C’est dire l’incohérence totale du système actuel qui ne survivra probablement pas à la crise économique majeure actuelle s’il ne sait pas se réformer en profondeur…à entendre les déclarations de Nicolas Sarkozy ou d’Angela Merkel nous n’en prenons pas le chemin….le pire est donc probable ! nous aurons donc la crise majeure et au bout du compte l’éclatement de l’euro quand même ! à vouloir faire la politique de l’autruche et ne pas vouloir reconnaître ses erreurs nos gouvernants nous amènent tout droit à la catastrophe économique et sociale.

Il y a quelques temps une personnalité politique d’envergure nationale me disait « en cas de crise majeure, il faudra sauver l’euro ! » Cette foi sans borne dans l’Europe actuelle et ses errements nous prouve que notre classe politique actuelle n’a absolument pas compris la crise actuelle et reste complètement fascinée par les dogmes européistes qui s’effondrent sous nos yeux ! avec de tels dogmes il est certain qu’aucun changement n’interviendra et que ceux qui font profession d’alternative à la politique actuelle de Nicolas Sarkozy ne pourront en aucun cas constituer une alternative crédible pour nos compatriotes…au mieux, s’il parvenait au pouvoir par inadvertance, .ils ne pourraient apporter que de nouvelles déceptions et une explosion probable de nos sociétés démocratiques ou de ce qu’il en reste….pour des gaullistes conséquents notre seule horizon, notre seule ligne bleue des Vosges doit être l’intérêt de la France avant tout et donc celui des français

Toute solution de base passe d’abord par un retour au protectionnisme, si possible européen, voire même français si l’Europe s’obstine à refuser les changements fondamentaux nécessaires : transformation de la monnaie unique en monnaie commune, protectionnisme aux frontières de l’Europe, mise sous tutelle de la B.C.E. par les gouvernements européens notamment, démocratisation des institutions européennes etc. Le réel va rattraper rapidement ceux qui prétendent vouloir « sauver » l’euro !

Il va de soit qu’un simple retrait de la monnaie unique ne serait pas suffisant pour résoudre tous nos problèmes mais, faute de réformes en profondeur au niveau européen, ce retrait sera indispensable. En France, il est aussi nécessaire de réformer en profondeur notre système économique et financier afin que notre pays ne soit plus la cible de la spéculation, bref il s’agit de bien recouvrer notre indépendance nationale pleine et entière. Il faut aussi en finir avec des pratiques détestables qui ont toujours cours aujourd’hui. La crise n’a visiblement rien appris à nos dirigeants !

Certes l’Etat a sauvé les établissements financiers de la catastrophe afin d’éviter une catastrophe économique mais en refusant de prendre le contrôle des établissements financiers ou en refusant d’établir des régles combattant effectivement la spéculation Nicolas sarkozy et tous les dirigeants européens ont seulement permis aux banques de retrouver leurs marges et leurs bénéfices mais les mêmes pratiques aberrantes continues de plus belles ! Le retour des rémunérations folles et de la spéculation à outrance risque de sceller définitivement le divorce d’avec la population pour qui la crise continue avec un chômage en progression constante. Si nous ne voulons pas voir notre pays connaître une explosion sociale majeure, il est nécessaire que l’Etat impose des limites drastiques aux rémunérations issues du capital. Une réforme de l’I.S.F. profondément injuste et inefficace est à l’ordre du jour ainsi qu’un plafonnement des rémunérations des dirigeants des grandes entreprises dans notre pays me semble indispensable ainsi qu’une lutte sans merci contre la spéculation financière.

L’heure n’est plus aux demi-mesures ou aux cataplasmes mais aux solutions durables sur le long terme. Une remise à plat total de notre système économique et financier est bien à l’ordre du jour. C’est ce qu’avait fait en son temps le Général de Gaulle en 1958, nul doute que nous n’en sommes plus très loin ! Notre république doit renouer avec la justice sociale sans laquelle il n’y a pas de sociétés viables sur le long terme. Depuis une trentaine d’années, le capitalisme a connu des dérives importantes permises par l’ouverture des frontières

Le R.P.F. doit incarner dans les mois et les années à venir, fidèles en cela à son histoire depuis 1992, une politique nouvelle pour la France en étant un défenseur vigilant des valeurs gaullistes, républicaines et nationales.

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