Rassemblement pour la France - RPF
Nous pensions que l’Europe nous avait déjà tout fait !

La dernière "européânerie" en date : couler le vin rosé par N. Stoquer

Le vin français est probablement une des sources majeures de fierté nationale.

samedi 23 mai 2009 par Nicolas Stoquer (Président)



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Nous pensions que l’Europe nous avait déjà tout fait ! Et en quelque sorte, tel est bien le cas. Bruxelles a toujours voulu se mêler de tout, pris entre les revendications des lobbies et sa propre entreprise de domination, du calibre des œufs de poule jusqu’aux interrogations sur la prétendue nocivité des fromages qui puent… Les normes européennes sont certes abscondes pour le commun des mortels mais souvent sources d’un comique bouffon irrésistible. Quel homme politique français, en bute contre l’Europe supranationale n’a pas trouvé motif à faire rire aux larmes ses supporters à l’énoncée de quelques règlementations européennes choisies au hasard ou presque ? Non seulement l’union européenne a plus d’une fois tendue des bâtons pour se faire battre avec l’édiction de normes européennes aussi ubuesques que mesquines mais elle a fait preuve d’une belle constance dans l’uniformisation des marchandises comme des procédures nationales. Tout cela bien sur pour assurer le triomphe ultime du marché, accompagner sa marche victorieuse et évidemment libératrice ! La main invisible, étonnant paradoxe, a besoin de kilomètres de normes et de contraintes, de tonnes de textes et de prescriptions pour dispenser à chacun ses merveilleux bienfaits…

L’Europe était jeune, fraiche et insouciante ! Stupide mais ne doutant pas, sur de son bon droit ! Les choses ont bien changées ! L’Europe est devenue méchante comme peut l’être une épave condamnée à une casse prochaine ! Aigrie car condamnée par une Histoire qu’elle croyait maitrisée. Les échecs successifs de réforme des institutions européennes, la crise financière et économique qui a convaincu de l’impuissance de Bruxelles, sont passés par là ! L’Europe a besoin de trouver de trouver un coupable ! Coupable de l’immense ratage, de l’échec patent qu’elle représente aujourd’hui.

Philippe Muray écrivait prophétiquement il y a quelques années qu’il ne pouvait y avoir d’Europe que celle du nord, excluant toute velléité d’une alliance méditerranéenne qui pourrait associer l’ensemble des nations européennes. Mais pour se construire, cette Europe avait besoin de la collaboration française pour assurer la neutralisation d’une Europe du Sud qui, unit, aurait pu s’opposer aux visées de la Mitteleuropa. Les eurobéats, villepiniste compris, ont besoin d’un moteur franco allemand pour imposer leurs solutions venues du nord. L’Europe, c’est le nord ! Un point c’est tout ou presque …A quelques atlantistes intégristes prés du type Barroso !

Quel meilleur bouc émissaire à l’échec définitif de l’Europe que la France ? Tous les soupçons se porteront toujours sur notre pays tant notre collaboration à l’ensemble Nord Européen n’allait pas de soi ! Sans la trahison de la France, l’Europe de Bruxelles ne peut apparaitre que ce pour quoi elle est faite, une entreprise de domination du Nord sur le Sud européen !

La France, pays au carrefour des nations de l’isthme européen, emprunte de nombreuses caractéristiques des pays du bassin méditerranéen dont la viticulture. Le vin français est probablement une des sources majeures de fierté nationale. La réussite française en la matière tient certes à un certain savoir faire mais surtout à des normes et classements nationaux qui ont permis d’assurer l’excellence de nos producteurs. L’Etat n’était jamais très loin lorsqu’il était question d’édicter des règles pour la profession, travaillant pour cette fois au moins en bonne intelligence avec la corporation. Il suffit de se souvenir de Jacques Chirac, en 1973, ministre de l’agriculture qui impose à juste titre Mouton Rothschild dans le gotha des premiers grands crus classés du Médoc. Il répare là une injustice. C’est déjà l’Etat qui avalise le classement de 1855, défini les normes de l’appellation d’origine contrôlée ou des VDQS comme il fait systématiquement le choix de la qualité lorsqu’il est question d’établir des règles de bonnes conduites entre les producteurs.

Alors, il y a une profonde mesquinerie comme une haine recuite à peine dissimulée, chez les eurocrates lorsqu’ils décident d’accepter que le mélange de vin rouge et blanc soit considéré comme un vin rosé. Autant l’Europe de la PAC, même si elle faisait râler, n’allait pas nécessairement dans un sens contraire à la qualité en imposant une politique des quotas, autant cette entorse aux normes françaises de définition d’un vin rosé tend à se coucher devant le diktat des marchés et les producteurs de moindres exigences. Le Rosé commençait juste à perdre la mauvaise réputation qui était la sienne et trouvée les grâces d’un public largement féminisé avant cette prise de décision européenne aussi intempestive que mal intentionnée. Les normes française, réputées très exigeantes, interdisant les mélanges pour les vins millésimés, avaient produit leurs effets bénéfiques.

Cette remise en question de la qualité à la Française doit être interprétée comme une marque d’hostilité aussi stupide que dangereuse envers la production viticole française. Bruxelles se prosternent devant le marché dans ce qu’il a de plus anarchique et rapace au détriment de la qualité et da satisfaction à long terme des consommateurs. Cette bassesse bruxelloise est tout un symbole pour ceux qui voient dans l’Europe un cheval de Troie d’une mondialisation sans régulations et sans garde fou !


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