L’Europe était jeune, fraiche et insouciante ! Stupide mais ne doutant pas, sur de son bon droit ! Les choses ont bien changées ! L’Europe est devenue méchante comme peut l’être une épave condamnée à une casse prochaine ! Aigrie car condamnée par une Histoire qu’elle croyait maitrisée. Les échecs successifs de réforme des institutions européennes, la crise financière et économique qui a convaincu de l’impuissance de Bruxelles, sont passés par là ! L’Europe a besoin de trouver de trouver un coupable ! Coupable de l’immense ratage, de l’échec patent qu’elle représente aujourd’hui.
Philippe Muray écrivait prophétiquement il y a quelques années qu’il ne pouvait y avoir d’Europe que celle du nord, excluant toute velléité d’une alliance méditerranéenne qui pourrait associer l’ensemble des nations européennes. Mais pour se construire, cette Europe avait besoin de la collaboration française pour assurer la neutralisation d’une Europe du Sud qui, unit, aurait pu s’opposer aux visées de la Mitteleuropa. Les eurobéats, villepiniste compris, ont besoin d’un moteur franco allemand pour imposer leurs solutions venues du nord. L’Europe, c’est le nord ! Un point c’est tout ou presque …A quelques atlantistes intégristes prés du type Barroso !
Quel meilleur bouc émissaire à l’échec définitif de l’Europe que la France ? Tous les soupçons se porteront toujours sur notre pays tant notre collaboration à l’ensemble Nord Européen n’allait pas de soi ! Sans la trahison de la France, l’Europe de Bruxelles ne peut apparaitre que ce pour quoi elle est faite, une entreprise de domination du Nord sur le Sud européen !
Alors, il y a une profonde mesquinerie comme une haine recuite à peine dissimulée, chez les eurocrates lorsqu’ils décident d’accepter que le mélange de vin rouge et blanc soit considéré comme un vin rosé. Autant l’Europe de la PAC, même si elle faisait râler, n’allait pas nécessairement dans un sens contraire à la qualité en imposant une politique des quotas, autant cette entorse aux normes françaises de définition d’un vin rosé tend à se coucher devant le diktat des marchés et les producteurs de moindres exigences. Le Rosé commençait juste à perdre la mauvaise réputation qui était la sienne et trouvée les grâces d’un public largement féminisé avant cette prise de décision européenne aussi intempestive que mal intentionnée. Les normes française, réputées très exigeantes, interdisant les mélanges pour les vins millésimés, avaient produit leurs effets bénéfiques.
Cette remise en question de la qualité à la Française doit être interprétée comme une marque d’hostilité aussi stupide que dangereuse envers la production viticole française. Bruxelles se prosternent devant le marché dans ce qu’il a de plus anarchique et rapace au détriment de la qualité et da satisfaction à long terme des consommateurs. Cette bassesse bruxelloise est tout un symbole pour ceux qui voient dans l’Europe un cheval de Troie d’une mondialisation sans régulations et sans garde fou !

Version imprimable

