Les Dieux décident du sort des hommes… et des femmes. Rachida Dati, pourtant dans les faveurs de l’omniprésent vient d’en faire les frais. Sa place de n°2 sur la liste des législatives européennes en Ile-de-France c’est la pilule pour faire passer la disgrâce au yeux de tous. Rachida est virée. Carlita, première dame de France, qui souffle plutôt que chanter, sur les trois accords de guitare que son conseiller artistique lui a appris lors de l’élaboration de ses niaises chansons disait pourtant d’elle : « c’est ma sœur ». On a une curieuse conception de la fratrie dans le clan à Nico… Alors ? C’est Nicolas 1er qui n’en veut plus ? Ou Dame Bruni qui se venge d’une fâcherie meurtrière avec la belle Dati ? A la porte la Frangine ! Dehors ! Tu as bien servie de faire-valoir pour l’UMP : représentante de la « diversité française » !! Une française issue de l’immigration à la tête de la Justice, en voilà d’un coup médiatique. Bel exemple de discrimination positive ? Pour faire croire au progressisme moderne d’un parti toujours conservateur ?
Renvoyer une ministre quoi de plus normal pensent certains… A ce détail près que le président n’a pas à en décider, la prérogative appartenant au premier ministre. Pas grand-monde de choqué apparemment, les entorses à la constitution semblant être admises par le plus grand nombre de nos concitoyens.
Mais ce qui dérange de manière insultante n’est pas, en ce qui concerne le cas Dati, l’énième déni de Loi suprême dont Sarkozy est l’adepte inégalé. Les pressions exercées par le Président et ses troupes de « bulldog de l’ombre » pour faire craquer l’ex favorite selon des critères qui ne seraient pas que publics, interpellent gravement.
Ainsi, les rumeurs stupides, dignent de la presse à scandale britannique, n’émaneraient pas seulement de journalistes malveillants. La paternité de son enfant, question de sphère privée, pourrait avoir été instillée par des détracteurs proches du président… Invérifiable mais pas impossible. Dans les couloirs du pouvoir, les moyens à employer ne sont pas toujours très nets…
On en vient alors à se demander si l’histoire de la bague fantôme, qui disparait comme par enchantement d’une photo publiée par le Figaro ne serait pas un coup monté… Tordu mais monté !
En dehors de ces supputations d’autres pièges plus classiques ont été employés pour venir à bout de la récalcitrante Dati. C’est qu’elle a de la moelle la princesse. Elle même, n’aurait-elle pas usé de dossiers à sa connaissance pour faire pression et conserver son ministère ? Mini-mystère ma chère ! Parfois les loups se bouffent entre eux. Mais force est de reconnaître que « Loup Nico » est beaucoup plus dangereux qu’il n’en a l’air. Meilleur stratège politique depuis l’après-guerre, c’est aussi (après Chirac ?) le meilleur tueur politique. Dati l’orgueilleuse contre Sarko la gâchette ? Qui gagne ? Sarko. Donc Dati, dehors.
Alors ces pièges rodés, éculés, pour venir à bout d’un ministre ? Commençons par l’éviction de la belle du fameux G7, la bande des très proches. Signe fatal pour dire : tu vois, bientôt tu sauteras ! Et le désaveu public de François Fillon (tiens il est encore là celui-là ?!) qui ressurgit comme la truite d’une rivière Basque quittant ses eaux froides pour bèqueter une mouche grasse ?!
Allez, désavouée publiquement la pauvre enfant. Désavouée sur la question de l’incarcération possible des enfants de moins de douze ans. Thème pourtant traditionnel de la droite conservatrice et qui aurait été utilisé sans vergogne lors d’une élection pour gratter des voix au Jean-Marie l’affaiblit…
A ce propos je serais curieux de connaitre les modalités secrètes du deal Sarko/Fillon sur la gestion omni-présidentielle des affaires… Pour que Fillon accepte d’être le quart de la moitié d’un demi sous-ministre, les contreparties cachées doivent être particulièrement salées…
On le voit la technique de la bande à Sarko est simple. Exercer des pressions sur tous ceux qui barrent la route aux projets des Dieux. Éliminer, quels qu’en soient les moyens, ceux des siens, après qu’ils aient servis comme de bons petits soldats.
Et la cause commune dans tout ça ? L’intérêt général ?
Rappelons qu’il n’y a jamais eu autant de suicides dans les prisons françaises que depuis ces derniers mois. Qui en parle sérieusement ?
Priorités carriéristes et centralisation centrifuge du pouvoir autour d’un seul homme semblent être les seuls objectifs de la majorité présidentielle.
Un mot de Nicolas Sarkozy lui même pour réfléchir, tous, à la dangerosité du personnage : « …en politique, seul le résultat compte… », mot de compliment à son fils lors de sa victoire aux cantonales.
Peu importe les moyens… Tout le problème est là.

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