En dehors du fait que notre souveraineté n’existe plus en la matière, nous sommes contents de constater que la décision politique supra-nationale se laisse influencer, piloter, par une organisation internationale tout acquise aux intérêts mondialistes et à la bannière « stars and stripes ». Nos intérêts sont bien gardés. Concrêtement n’importe quel industriel peut mainteant vendre en France une boîte de harengs sous l’appellation sardine !?!? En ouvrant votre boîte appertisée, vous aurez ainsi la chance de tomber sur pas moins de vingt et un « produits de type sardine » !
Précisons tout de suite qu’un « produit de type sardine » est en général très éloigné des particularités gustatives de la vraie petite sardine Bretonne ou Vendéenne. Celle, délicieuse, qui permit aux conserveries de faire vivre nos amis de l’Ouest en commercialisant un produit de qualité, emblématique d’un savoir-faire national mondialement réputé.
La petite sardine de St Gilles en début de saison, fabuleux, délicieux. Rien à voir avec la grosse sardine pêchée sur les côtes africaines parfois proche de l’immangeable.
Eh bien cela ne suffit pas. Vous aurez droit maintenant à de la sardinelle, du spart, du sardinop venu direct du Pérou.
Et ne comptez pas sur nos députés européens pour revenir en arrière… Surtout ne misez pas sur le « cabri à 15% » alias « Dany la braguette ». Ce brave homme vert dégoulinant d’auto-satisfaction n’est en effet pas très calé dans le domaine… Il y a quelques années, après que notre euro-député franco-allemand ait voté des directrives européennes sur la pêche, il fut interwievé devant l’étal d’un poissonnier. Grand moment de solitude… Le journaliste lui demanda simplement de citer trois noms de poissons. Incapable de donner les plus faciles ou de bluffer sur maquereaux, lotte et lieu jaune, notre excellent homme politique, défenseur de la nature, ne dit qu’un mot : « COUPEZ ». Si vous souhaitez vous délecter de cette scène, le rire est un remède en temps de crise, écrivez aux archives nationales audiovisuelles et sortez votre chéquier. La télévision, l’amie du fanfaron des plateaux n’a dû passer les images qu’une fois… ça la fout mal d’interdire à nos pêcheurs de … pêcher, sans être capable d’égaler les connaissances en poisson d’une mère de famille du centre de la France ! Ça la fout doublement mal quand on se réclame d’un parti écologiste.
Bon le méchant Conh-Bendit, qui lâche sa nature profonde en aggressive curée de Bayrou, n’en est pas à son coup d’essai. Il explique également, toujours sur un plateau de télé, que l’Europe voulait autoriser la fabrication de chocolat avec du cacao !!!! Bon c’est sûr il a pas été à l’école chez les Jésuites celui-là… Et j’espère qu’il a buissoné la publique comme il faut. Sans ça j’aurais des doutes sur la santé mentale du député couleur cassegrain. Pour être aussi nul en culture générale culinaire il faudrait avoir été nourrit à la perfusion…
Non monsieur l’euro-député, le chocolat se fait bien uniquement avec du cacao. Ou plutôt devrait se faire uniquement avec du cacao. Si tu avais siègé davantage, tu aurais appris que c’est l’association de la poudre de caco avec le beurre de cacao qui constitue l’essentiel du chôcôlât. Et notre bonne Europe, à laquelle tu vas malheureusement contribuer encore, a d’ailleurs autorisé que l’on remplace ce beurre de cacao (graisse endogène) par des graisses exogènes, comme l’huile de palme, bien moins coûteuse. Quel intérêt me direz-vous ? Aucun pour vous !
- 1 Un chocolat fait avec de la graisse exogène est moins bon qu’un véritable chocolat. C’est le palais qui parle. Si, en plus, la graisse exogène est hydrogénée, vous obtenez un produit cancérogène.
- 2 Un chocolat dont on remplace le beurre de cacao par une graisse exogène coûte bien moins cher à fabriquer. L’huile de palme ne vaut presque rien. Et puisque le chocolat, produit final, est vendu au même prix, il rapporte beaucoup d’argent à son industriel de fabricant.
Détaillons un peu la sauce financière de ce foutage de faciès européo-culinaire :
- a Monsieur CôteCémoiPoulin, industriel, achète les plus mauvais cacao de la planète pour en faire le meilleur chocolat du marché. (il est très fort ce Monsieur CôteCémoiPoulin).
- b Pour fabriquer son chocolat noir, Monsieur CôteCémoiPoulin remplace le beurre de cacao par de l’huile de palme en provenance d’Asie. Vous remarquerez le souci écologique de notre bon industriel qui achète un autre produit transitant par cargo depuis l’autre bout du monde. Le bilan écologique, catastrophique, il s’en branle la nouille Monsieur CôteCémoiPoulin. Ce qu’il l’intéresse c’est d’avoir le « droit », grâce à l’Europe, d’entuber à sec les consommateurs pour gagner plus de monnaie. Il augmente ainsi substanciellement sa marge bénéficiaire. Il se frotte les mains. Il bénit le bouclier fiscal. Il envoie sa file en master de marketing aux states avec 0,1111% de la marge commerciale beurre de cacao/huile de palme.
- c Mais que fait donc Monsieur CôteCémoiPoulin du beurre de cacao qu’il n’a pas utilisé dans la fabrication de son délichieux chocolat noir ? Monsieur CôteCémoiPoulin, qui ne laisse rien au hasard, s’en sert pour fabriquer du chocolat … blanc ! Bé oui, le chocolat blanc c’est du chocolat noir moins la poudre de cacao. Ou plus simplement du beurre de cacao avec du sucre, de l’eau et du lait. Et comme Monsieur CôteCémoiPoulin est malin, il réintègre un peu d’huile de palme pour économiser son précieux stock de beurre de cacao… Il est doué cet empaffé.
- d Monsieur CôteCémoiPoulin fait donc d’une pierre deux coups et surtout pas mal d’argent.
- e Monsieur CôteCémoiPoulin est européiste europhile convaincu depuis que l’Europe lui permet de mieux vivre au détriment de la santé et du plaisir des consommateurs.
Vous l’aurez compris je regrette ce constat déplorable selon lequel l’Europe actuelle ne sert que trop les intérêts des lobbies industriels. Aux dépens dune filière pêche qui souffre suffisamment, aux dépens du consommateur floué qui paie plus pour moins bon.
On me sert de la fausse sardine à la mauvaise sauce chocolat. J’aime pas ça. Donc je l’écris.
Mais je ne fais pas que ça… Des petites de St Gilles, grillées au barbecue sous les pins d’un jardin vendéen. Accompagnées d’un petit Reuilly. Et puis comme dessert, un bon chocolat. Un vrai. Je vous conseille le Bonat, de Voiron. A loisir ! En buvant avec, un Banyuls Grand Cru dans l’attente digestive et suave d’un bon cigare. Le tout en disant merde à l’Europe.

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