Rassemblement pour la France - RPF
H1N1 complot ou intox ?

Ne pas jeter Pasteur avec les vaccins anti grippaux H1N1

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mardi 27 octobre 2009 par Nicolas Stoquer (Président)



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La crise de confiance qui submerge aujourd’hui les sociétés occidentales après avoir en partie détruit leurs économies n’épargne pas la France. Le doute a envahi la majorité des esprits sur la capacité des élites et des institutions sociales à gouverner nos sociétés modernes. La suspicion gagne du terrain au point de remettre en cause les fragiles acquis d’une science et d’une technique perçues non seulement comme une idéologie mais aussi comme un instrument de propagande entre les mains d’intérêts peu avouables voir franchement criminels et hostiles à la vie. Le combat eternel entre les ténèbres et la lumière parait connaître un nouvel épisode, raison de plus pour ne pas se tromper de camp ! Choisir, en tout cas, en tout état de cause…

La campagne de vaccination des populations contre la grippe porcine interroge et dénote pour le moins les failles de la méthode. Elle est fille des erreurs commises par les pouvoirs publics lors de la sécheresse de 2003, du principe de précaution et de l’idéologie de la vie à tout prix, de la politique compassionnelle et des intérêts d’une industrie pharmaceutique qui a perdu tout sens de la morale et de l’éthique.

La sécheresse de 2003 causa une surmortalité au sein de certaines catégories de la population française qui eut pour conséquence avérée la démission d’un ministre de la santé et peut être bien scella l’échec du deuxième mandat de Jacques Chirac ! La lenteur, toute relative, des pouvoirs publics en pleine période estivale ne fut pas pardonnée par l’opinion et convainquit définitivement la classe politique de la nécessité d’anticiper autant que faire ce peu les catastrophes sanitaires pouvant affectées la population française. Louables intentions à priori d’autorités traumatisées par les erreurs voire fautes passées (Sang contaminé, amiante…) mais qui par leur précipitation décrédibilise l’action publique. Ainsi, l’empressement des autorités à réagir en plein été à des informations alarmistes sur la propagation de la pandémie grippale tire une partie de ses causes de ce qui précède. Ne surtout pas décevoir, occuper le terrain, ne pas prêter le flanc à toute critique tendant à accuser le pouvoir d’immobilisme.

Le principe de précaution, inscrit dans le marbre constitutionnel par le président Chirac est aussi pour beaucoup dans l’agitation du pouvoir. Les affaires de l’ESB et des farines animales, puis de la grippe aviaire sont passées par là ! Ce sont à chaque fois les grands holocaustes offerts à une opinion en manque de repère. On brule des cheptels entiers au nom du sacro saint principe de précaution et ô paradoxe de l’idéologie de la vie à tout prix ! C’est toute l’idéologie moderne qui dévoile alors les pulsions mortifères qui la taraudent !

La politique compassionnelle a aussi sa part dans cette impression d’agitation désordonnée qui frappe les pouvoirs publics. C’est la seule technique de marketing politique que l’ancien chef d’Etat avait trouvé pour combler la fameuse fracture sociale, combler le fossé entre la France d’en Haut et de la France d’en bas ! On connaît les conséquences souvent désastreuses de cette politique, lorsque le pouvoir en vient à valider des informations à peine vérifiées, parfois farfelues ou fruit d’esprits dérangés. Souvenons-nous de cette jeune femme mythomane qui affabula un viol avec violence perpétré par « d’affreux éléments antisémites ». Les réactions de la classe politique sombrèrent dans le grotesque et le ridicule lorsque fut avéré la supercherie.

La rapacité de l’industrie pharmaceutique dans les affaires des vaccins anti grippaux est enfin à incriminer. Le problème récurant des brevets pharmaceutiques incitent les grands groupes à anticiper jusqu’à l’extrême la fabrication d’un vaccin. Les critères financiers remplacent alors les normes scientifiques, au risque de mettre gravement en cause les procédures obligatoires de la santé publique. Par précipitation, le remède peut devenir pire que le mal…

Une fois exposée toutes les raisons qui expliquent en partie le cafouillage actuel des autorités autour des vaccins anti grippaux, il n’est pas interdit de pousser plus avant l’investigation et de s’interroger sur d’éventuelles volontés de nuire qui se seraient greffées à une action publique plus déboussolée à mon sens que volontairement malfaisantes. Et là, nous entrons indubitablement sur un terrain particulièrement dangereux. Rien ne peut interdire à priori l’expression pleine et entière de l’esprit d’indépendance et de l’analyse critique.

Mais on ne peut que constater que vient s’ajouter à l’esprit de déduction scientifique une certaine propension de l’esprit humain au raisonnement passionnel ainsi définit qu’il pause selon la définition de Platon les conclusions de prime abord et cherche ensuite à faire coïncider les faits avec l’intuition de départ. Les théories conspirationistes en font indéniablement partie. Conspirer, de respirer ensemble…Et si ces folles théories se révélaient être finalement le stade ultime d’une pensée individualiste qui ne supporte rien d’autre qu’une société totalement atomisée, qui ne tolèrent plus le rapprochement entre certains de ces membres, qui recherchent pour répondre à l’infiniment complexe, complice ?, un principe unique apportant une réponse totalitaire aux problèmes posés. Le paranoïaque n’appelle t il pas finalement l’avènement d’un dieu jaloux et vengeur, l’Etat moloch, entre autre ? La paranoïa en tant qu’elle est cette maladie qui tombe à coté de l’opinion commune, ne cherche t elle pas surtout à lutter contre toute opinion qui favoriserait ce qu’il y a de commun et de partagé dans l’humanité, en l’occurrence le bon sens ? Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans la paranoïa…C’est le sujet paranoïaque, justement, qui s’exempte, s’excepte de la théorie générale qui veut que justement tout tourne, même mal parfois…

Il ne faut surtout pas jeter Pasteur avec les vaccins contre la nouvelle pandémie grippale. Qui pourrait raisonnablement croire que c’est en faisant de l’esprit scientifique moderne le bouc émissaire de toutes les fautes commises par nos sociétés que nous résoudrons les contradictions auxquelles nous sommes aujourd’hui confrontés. C’est actuellement encore notre seule boussole pour naviguer entre les récifs. Il faut la protéger tout à la fois contre ses utilisateurs mal intentionnés et contre ses détracteurs les plus acharnés à sa perte !

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