Tout au long de cet entretien style café du commerce BCBG, une seconde chose m’a frappée, je n’ai pas vu de Président de la République, je n’ai pas vu l’Homme d’Etat Sarkozy, le Chef d’Etat n’était pas là ! Ce que j’ai vu, c’est un premier ministre ou à la rigueur un ministre des affaires sociales et de la solidarité, plein d’empathie envers les Français, mais finalement incapable d’avoir l’angle de vision qui permet de rassurer et de régler les problèmes. Je n’ai point vu les propos d’un homme responsable du destin de son peuple, de son pays, juste un homme dépassé par les événements. L’homme Sarkozy, pourtant connaît bien ses dossiers, c’est un excellent technicien, un excellent communiquant, mais un bien piètre Chef d’Etat. Les questions des invites, (triés sur le volet ou pas, quelle importance ?) étaient pertinentes et sonnaient juste, mais les réponses étaient bien en deçà de ce que pouvait attendre l’homme de la rue de son Président. La France va mal, très mal, les finances publiques sont catastrophiques et les salaires de 2010 sont au même niveau qu’en 1960. Je n’ai pas senti le Président au dessus de la mêlée, je n’ai pas senti l’homme qui rassure, qui inspire confiance, notre président n’inspire que méfiance, défiance, car le peuple sent bien qu’il ne s’occupe pas de la France.
Toute la presse écrite, servile comme d’habitude, repaire de courtisans et de valais chargés de passer les plats titraient : « 57 % des Français satisfaits de la prestation du Président ! » 57 % des huit millions de téléspectateurs seraient plus juste et représente au bas mot à peine cinq millions de Français, pas de quoi se réjouir, même pas le tiers de sa base électorale du premier tour de 2007.
Finalement, Sarkozy est bien le fils spirituel de ses prédécesseurs, un peu machiavélique à la manière de Mitterrand, culotté comme un Chirac de la grande époque, docte et professoral a la Jospin tout en essayant vainement de faire peuple, tout comme s’essaya à l’exercice Giscard en s’invitant une fois par semaine a la table des Français. Finalement, Sarkozy est un mélange de tout cela, un mélange de cette chienlit que nous subissons, impuissant depuis une quarantaine d’années. Mais gageons, que les événements vont se précipiter, que des changements vont arriver, puisque les gouvernants ne veulent pas aller au-devant des bouleversements, ces derniers viendront donc au-devant de nos dirigeants, par ces subtils raccourcis que sait si bien prendre l’Histoire quand le moment est arrivé…
Il n’y a plus de débats possibles en France, à part sur Internet, sur quelques blogues. Les derniers ébats pour ou contre le port de la burqua ou la polémique sur l’identité nationale le prouvent. Avions-nous besoin de légiférer au sujet du port de ce voile intégral, non, nous avons en France une loi qui interdit les déguisements sur la voie publique en dehors de la période de carnaval, point final, nul besoin d’une énième loi, inapplicable de surcroît. Quant à l’identité nationale il suffit d’écouter M. Besson donner une définition du peuple de France, pour être convaincu que la place de nos élites est à l’asile psychiatrique ou ils pourront marcher sur la tête tant qu’ils voudront, je cite : « La France n’est ni un peuple, ni une langue, ni un territoire, ni une religion, c’est un conglomérat de peuples qui veulent vivre ensemble. Il n’y a pas de Français de souche, il n’y a qu’une France de métissage. ».
Il n’est plus possible de dire ce que l’on pense en public, sous peine de subir les anathèmes des « antiracistes-droits-de-l’hommnistes », à coup de Halde, Mrap et CRAN. La France est devenue un peuple castré, à qui l’on ne demande plus son avis, à qui l’on impose des vérités relatives qui deviendront les dogmes et la bible du futur catéchisme officiel. La novlangue, la déculturation nationale, le lavage de cerveaux par médias interposés complétés par une prudente autocensure feront le reste.
Jusqu’à quand le peuple va-t-il accepter de voir ses intérêts confisqués aux profits de quelques privilégiés apatrides ? Jusqu’à quand les Français vont-ils supporter que des décisions si importantes soient prises sans eux ? Je pense à l’Europe, aux difficiles questions concernant l’immigration et l’islamisation rampante de l’Europe ? Jusqu’à quand allons-nous accepter que soient votées des lois privatives de nos libertés essentielles, telles que les lois DADVSI, HADOPI, LOPPSI ainsi que le futur traité scélérat nommé ACTA, négocié dans le plus grand secret au niveau international ? Le RPF prépare un dossier spécial sur toutes ces lois, afin de mettre à jour le plan de Sarkozy qui œuvre pour le contrôle total de la liberté d’expression dans notre pays.
Nous sommes à l’aube de graves déboires, de graves problèmes, de violences, d’émeutes sociales, raciales ou ethniques, ce n’est qu’une question de temps, la situation de notre pays est plus qu’explosive et il est étonnant que la goutte d’eau Proglio-Véolia, n’ait pas fait déborder le vase social du ras-le-bol ! Mais patience en ces temps de crise, les conflits sociaux sont rares, car le peuple à peur d’une conjoncture économique catastrophique.
Nous avons besoin d’un homme qui inspire confiance, qui sait redonner l’espoir, d’un homme lucide qui explique au français que tout notre système social est en faillite, que les retraites ne seront plus payées dans quelques années, si nous laissons la situation suivre son cours. Il faut une grande et total réforme et non quelques réformettes sur quelques années de plus à travailler ou sur une augmentation des cotisations ou sur une miraculeuse TVA sociale. Il nous faut tout simplement un homme nouveau, un homme d’Etat qui serait tout le contraire de l’homme Sarkozy qui pose souvent les bons diagnostics, mais s’avère incapable par manque de courage politique de lancer les réformes nécessaires forcément impopulaires.
Travailler plus pour gagner plus, mais dans quel monde vit notre président ? il y a 3 millions de chômeurs, voir 5 millions en situation précaire dans notre pays et nous devrions travailler plus, mais par quel miracle cela est donc possible ? Il n’a rien compris à la réalité quotidienne de son peuple, d’ailleurs comment faire confiance à un petit bourgeois parisien du XVI arrondissement, qui nous affirme qu’il ne sait rien « de la manière de traire le lait… » !

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